A la reconquête des forêts- 5 documentaires sur Arte en ligne jusqu’au 18 mai

A la reconquête des forêts

Cinq explorations de forêts en pleine renaissance conciliant développement économique et préoccupations écologiques.
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Les Landes, à l’aube d’un nouvel équilibre

La forêt des Landes composée d’immenses pinèdes qui constituent le moteur économique de l’Aquitaine.
Développée par l’homme au XIXe siècle, la forêt des Landes est composée d’immenses pinèdes qui constituent le moteur économique de l’Aquitaine. Depuis le passage de la tempête Klaus, qui a ravagé en janvier 2009 plus de la moitié du massif landais, les forestiers s’emploient à repenser les pratiques en mariant nouvelles technologies et méthodes écologiques, avec la collaboration de scientifiques. Ces derniers préconisent la lutte biologique contre les parasites et l’introduction d’espèces d’arbres plus résistantes. Mais si la polyculture ouvre de nouvelles perspectives, elle représente aussi une rupture radicale avec le modèle d’exploitation en place depuis des décennies.

A la reconquête des forêts
Guyane, l’eldorado vert

La forêt tropicale humide de Guyane fait face à une explosion démographique sans précédent, synonyme de défrichage, d’orpaillage et de multiplication des parcelles agricoles. Comment répondre aux besoins grandissants des populations sans nuire à la forêt ?
La forêt tropicale humide de Guyane, longtemps surnommée “l’enfer vert”, fait face à une explosion démographique sans précédent, synonyme de défrichage, d’orpaillage et de multiplication des parcelles agricoles. Comment répondre aux besoins grandissants des populations sans nuire à la forêt ? Aujourd’hui, chercheurs, scientifiques et Amérindiens inventorient sa faune et sa flore pour transmettre les savoirs d’antan et découvrir les molécules de demain. Mais la préservation de la forêt n’empêche nullement l’affirmation d’une filière sylvicole rentable, notamment grâce à la régulation imposée par l’État français à travers l’Office national des forêts.

A la reconquête des forêts
Congo, un nouveau pacte avec la forêt

Alors que les pays d’Afrique centrale malmènent la forêt tropicale, la République du Congo fait figure d’exception. Dans le Nord, tournant le dos aux modèles hérités de la colonisation, les compagnies forestières cherchent à concilier intérêts économiques et préoccupations écologiques. Une exploitation pas comme les autres a trouvé la solution : travailler de concert avec les plus fins connaisseurs de la forêt, les Pygmées, en accordant une attention particulière à leurs besoins. Un dialogue bénéfique qui permet en outre d’accéder au précieux label environnemental FSC, ouvrant la perspective de nouveaux marchés.

A la reconquête des forêts
Sundarbans, la forêt nourricière

De part et d’autre de la frontière indo-bangladaise court une immense forêt littorale : la mangrove des Sundarbans, avec ses 10 000 km2 de palétuviers. Protectrice et nourricière, la forêt procure gibier, poissons, crustacés, bois de chauffage et de construction, et fait barrage aux tempêtes. Des millions de vies humaines dépendent donc de sa sauvegarde. Or, l’équilibre entre les besoins et ce que peut offrir la forêt s’est rompu il y a quelques années. Pour y remédier, pêcheurs, paysans, chasseurs, responsables forestiers et ONG locales s’attachent désormais à protéger la faune et la flore endémiques, et à reboiser la mangrove.

A la reconquête des forêts
Tasmanie, sauver les derniers géants

En Tasmanie, une mobilisation de grande ampleur s’est organisée pour sauver ce territoire sauvage, qui abrite quelques-unes des espèces végétales et animales les plus anciennes au monde.
En 2013, les grandes compagnies forestières de Tasmanie ont demandé à l’Unesco la déclassification de milliers d’hectares de forêt primaire. Une mobilisation de grande ampleur s’est alors organisée pour sauver ce territoire sauvage, qui abrite quelques-unes des espèces végétales et animales les plus anciennes au monde. Les militants écologistes se heurtent pourtant à un frein culturel, car les Tasmaniens sont un peuple de bûcherons. Alors qu’il devenait urgent de trouver un terrain d’entente, botanistes, zoologistes, activistes de la cause environnementale, descendants des peuples aborigènes et bûcherons responsables font aujourd’hui cause commune pour léguer aux générations futures une harmonie retrouvée entre l’homme et la forêt.